Rue GRÉCO-ROMAINE

 

LF Céline :  Nos actes sont des pas sur la plage, la marée les efface "

Les actes de Périclès, Phydias, Xénopphane, Plutarque & C° n'ont pas été gommés complètement. Malgré les incendies de bibliothèques.
Céline encore, je citais :
- Les Chinois à Brest !
- Vous y êtes ?
- Oui, bord de mer.
- Dame... Et les Chinoises, on les oublie ?
- Jamais. C'est elles qui commandent.
 

 

ÉTRANGE PRÉSENCE que celle des Chinois de par les ruines de notre civilisation gréco-romaine. Ils s'en foutent complètement, les asiatiques, de nos questions de philosophie, de religion, d'histoire.Ils vivent dans le présent, très vite. Ils ont souvent avoué qu'ils n'avaient pas de religion. Ils n'ont pas de philosophie non plus. Et on leur a bouffé leur histoire. Alors, ils bouffent la vie. Ils savent que ça ne va pas durer et que la philo, ça ne sert  rien. Ils y croient pas, à nos trucs. Fariboles de Blancs aux longs nez, et surtout aux longues queues. Leurs vies ont trop souvent été emportées en quelques minutes par trop d'innondations, par trop de guerres, par trop d'empereurs inconnus et supplémentaires. 

Il y avait eu les architectes grecs, avec leur obsession du BEAU, et des lignes pures aux magiques pouvoirs qu'ils avaient inventées. Alors, maitenant, à leur place, il y a les Chinoises, avec comme passeport rose la ligne fascinante et droite du sillon de leur sexe très étroit. Aucune pureté ? Voire... Alors, oui, maintenant, nos bizarres Chinoises au sexe serré ferment les yeux et attendent que ça se passe et que ça passe. YES : elles veulent que ça passe, et  bien. Rien de tel qu'un long nez pour vous faire passer le bon temps. Ils sont obsédés et naïfs, vous voyez ce que je veux dire ? Vous aviez dit " étrange "? Étranger et pénétrant, écrirait Verlaine... Ne serait-ce pas plutôt... Obscène ? Obscène présence ? 

La GRÈCE, il y a 2500 ans ; on y reviendra

Au commencement était la Grèce, et le temple d'Apollon à Delphes. - Magnifique. La Pythie y rendait d'obscures sentences, que même les hommes politiques de la dimension de Périclès se gardaient bien d'ignorer. C'est moi qui ai pris cette photo, en 1976. Elle a donc 40 ans, ce qui paraît énorme mais qui n'est rien par rapport au temps des civilisations. Les Grecs sculptaient comme ils pensaient : la nudité était réservée aux dieux, dont le pénis était systématiquement diminué ; mais pas les testicules. Quant aux femmes, elles n'avaient pas plus de sexe que de droits politiques. La raie de leur sexe n'existait pas. On l'avait pourtant honorée des la préhistoire : large vulves. Mystérieuse, opulente, la RAIE - " MON SILLON ", l'appelait mon assistante -  allait attendre des siècles pour ressortir, et s'exhiber EN RELIEF. Cette vision du monde durera jusqu'à nos jours. Tu m'as savament démontré qu'elle était dépassée.

 

 
______oOo______

Le temple de la Pythie, d'Apollon ; photo Jean R. Je suis retourné à Delphes, et je n'ai jamais pu retrouver ces endroits-là. 

Les Chinoises sont arrivées jusqu'à à Delphes. Trouvant drôle les fondations de notre civilisation. Amusées. Moqueuses, presque. Mais c'est vite vu : en Chine, nulles colonnades qui vous disent ce qui tient debout, ni la route.

Le théâtre de Delphes. Il savaient vivre, nos philosophes. Quelle civilisation financerait de telles constructions pour le seul plaisir d'entendre chanter, jouer, réciter ? ...Déclamer ? Déclamer Aristophane ? ...Démosthène ? ...Eschyle ? 

Vénus callipyge

Parfois, on s'imaginait la vie quotidienne de la Pythie, et on avait comme une envie de la regarder dormir. Et si on lui avait dit qu'elle était belle, quelle réponse obscure aurait-elle prononcée ?

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Une année, j'ai recommencé les Mémoire d'Outre Tombe sur une île de la mer Égée. Génial, de vivre son bouqin sous le crachin breton d'automne alors que le ciel est bleu métallisé sur la terrasse de l'hôtel. « ...Alexis de Guérande était veuf ; ivrogne il passait ses jours à boire, vivait dans le désordre avec ses servantes, et mettait les plus beaux titres de sa maison à couvrir des pots de beurre. » Quel style, bordel, quel style  !
 

THALASSA ! THALASSA !! ...THALASSA !!!

Car Indes ou pas, Alexandre ou ses successeurs et maîtresses, Anabase ou rien, la Grèce, c'est BEAU. Et ça n'a pas trop changé, après trois millénaires passés à regarder la mer. 

Là, c'est la calanque de la Mounine. C'est la Grèce : la Grande Grèce. Mounine, ça veut dire PACHÔLE en marseillais. C'est à dire foufoune. C'est pour ça qu'on l'aime, la mer : pour sa poésie, ses paysages et ses sculptures. Pour ses pachôles fraîches, que la Méditerranée les refroidit. Et puis, c'est de là que sont parties toutes les histoires d'amour. Les plus belles, et les plus éternelles et les plus cochonnes. Alors que l'amour n'est rien : on a si vite fait de se retrouver, de se caresser, de se faire l'amour...

 
 
 
 
 
- Les Chinois à Brest !
- Vous y êtes ?
- Oui, bord de mer.
- Dame... Et les Chinoises, on les oublie ?
- Jamais. C'est elles qui commandent.

 

 

 

ARQUIER, PUIS ARLES

ARLES. LA ville. TA ville. Nous y avons marché ensemble, un jour déjà lointain, sur tes propres traces effacées. Nous y déjeunâmes, au pied des remparts. La porte de la Camargue, la ville des corridas, des Romains et de la photo. Celle du boulevard des Lices, des pantalons de gardians, des tissus Louis XV et des hôtels particuliers provençaux d'avant la Révolution. Puis celle du chemin de fer et de la CGT, communiste. Mais surtout, la ville au bord du Rhône, où on a retrouvé une belle tête de Jules César ; la ville du cimetière des Alyscamps, que je visitai avec mon père, au début de l'été 1964.
 
LF Céline :  Nos actes sont des pas sur la plage, la marée les efface "

 

La Grèce, il y a 2500 ans ; on y reviendra

 

Au commencement était la Grèce, et le temple d'Apollon à Delphes. - Magnifique. La Pythie y rendait d'obscures sentences, que même les hommes politiques de la dimension de Périclès se gardaient bien d'ignorer. C'est moi qui ai pris cette photo, en 1976. Elle a donc 40 ans, ce qui paraît énorme mais qui n'est rien par rapport au temps des civilisations. Les Grecs sculptaient comme ils pensaient : la nudité était réservée aux dieux, dont le pénis était systématiquement diminué ; mais pas les testicules. Quant aux femmes, elles n'avaient pas plus de sexe que de droits politiques. 

Cette vision du monde durera jusqu'à nos jours. Tu m'as savament démontré qu'elle était dépassée.
 
 
 

Chère Clara,

Notre voyage se déroule pour le mieux. Tels le sens exact des réponses de la Pythie, on n'ouvrirait son ABRICOT défendu que comme un simple paquet-cadeau magique. On aurait vite l’impression qu’il ne s’agit que d’une petite ligne refermée, serrée en bas d’un mont de Vénus épuré, plus ou moins velu. Des volets fermés, vus de l'extérieur. Mais, pour finir, dieux merci, il n’en est rien : dès que les cuisses s’écartent, cette anatomie superlative prend un relief énorme, frappant les esprits, fantasmagorique, tourmenté, vertigineux. Dès le départ le dit bel abricot juteux ne déçoit jamais. S’ouvre, baille, se déplie, se déforme dans tous les sens. Il s’effeuille de haut en bas, jusqu’à n'être plus qu’un trou presque rond, rose et nacré, charnu, plein d’un miel qu’on voit couler à l’œil nu. Flot que tu te plais à provoquer. Merveilleuses. 

 
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Le temple de la Pythie, d'Apollon ; photo Jean R. Je suis retourné à Delphes, et je n'ai jamais pu retrouver ces endroits-là. 

 

 

Les Chinoises à Delphes. Trouvant drôle les fondations de notre civilisation. Amusées. Moqueuses, presque. 

 

Mais c'est vite vu : en Chine, nulles colonnades qui vous disent ce qui tient debout, ni la route.

 

 


 

Le théâtre de Delphes. Il savaient vivre, nos philosophes. Quelle civilisation financerait de telles constructions pour le seul plaisir d'entendre chanter, jouer, réciter ? ...Déclamer ? Déclamer Aristophane ? ...Démosthène ? ...Eschyle ? 

Parfois, on s'imaginait la vie quotidienne de la Pythie, et on avait comme une envie de la reagrder dormir. Et si on lui avait dit qu'elle était belle, quelle réponse obscure aurait-elle prononcée ?

 

THALASSA ! THALASSA !! ...THALASSA !!!

Car Inde ou pas, Anabase ou rien, la Grèce, c'est beau. Ça n'a pas trop changé, après deux millénaires passés à regarder la mer. 

C'est pour ça qu'on l'aime, pour sa poésie, ses paysages et ses sculptures. Et puis, c'est de là que sont parties toutes les histoires d'amour. Les plus belles, et les plus éternelles. Alors que l'amour n'est rien : on a si vite fait de se retrouver, de ses caresser, de se faire l'amour.

Homme libre, toujours...

- Mais... ...AI-JE PASSÉ DES SIÈCLES À REGARDER LA MER ? Et puis même l'eau change : la civilisation arrive, et la mer, c'est un truc on voit par la fenêtre.

Grèce, fin de siècle
 
 

COMME QUI DIRAIT MARSEILLE SUR MER

La grande bleue, quoi....
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
- Les Chinois à Brest !
- Vous y êtes ?
- Oui, bord de mer.
- Dame... Et les Chinoises, on les oublie ?
- Jamais. C'est elles qui commandent.

 

 

 

 

ARQUIER, PUIS ARLES

ARLES. LA ville. TA ville. Nous y avons marché ensemble, un jour déjà lointain, sur tes propres traces effacées. Nous y déjeunâmes, au pied des remparts. La porte de la Camargue, la ville des corridas, des Romains et de la photo. Celle du boulevard des Lices, des pantalons de gardians, des tissus Louis XV et des hôtels particuliers provençaux d'avant la Révolution. Puis celle du chemin de fer et de la CGT, communiste. Mais surtout, la ville au bord du Rhône, où on a retrouvé une belle tête de Jules César ; la ville du cimetière des Alyscamps, que je visitai avec mon père, au début de l'été 1964.
 
LF Céline : Nos actes sont des pas sur la plage, la marée les efface "

La Grèce, il y a 2500 ans ; on y reviendra

 

Au commencement était la Grèce, et le temple d'Apollon à Delphes. - Magnifique. La Pythie y rendait d'obscures sentences, que même les hommes politiques de la dimension de Périclès se gardaient bien d'ignorer. C'est moi qui ai pris cette photo, en 1976. Elle a donc 40 ans, ce qui paraît énorme mais qui n'est rien par rapport au temps des civilisations. Les Grecs sculptaient comme ils pensaient : la nudité était réservée aux dieux, dont le pénis était systématiquement diminué ; mais pas les testicules. Quant aux femmes, elles n'avaient pas plus de sexe que de droits politiques. 

Cette vision du monde durera jusqu'à nos jours. Tu m'as savament démontré qu'elle était dépassée.
 
 
 

Chère Clara,

Notre voyage se déroule pour le mieux. Tels le sens exact des réponses de la Pythie, on n'ouvrirait son ABRICOT défendu que comme un simple paquet-cadeau magique. On aurait vite l’impression qu’il ne s’agit que d’une petite ligne refermée, serrée en bas d’un mont de Vénus épuré, plus ou moins velu. Des volets fermés, vus de l'extérieur. Mais, pour finir, dieux merci, il n’en est rien : dès que les cuisses s’écartent, cette anatomie superlative prend un relief énorme, frappant les esprits, fantasmagorique, tourmenté, vertigineux. Dès le départ le dit bel abricot juteux ne déçoit jamais. S’ouvre, baille, se déplie, se déforme dans tous les sens. Il s’effeuille de haut en bas, jusqu’à n'être plus qu’un trou presque rond, rose et nacré, charnu, plein d’un miel qu’on voit couler à l’œil nu. Flot que tu te plais à provoquer. Merveilleuses. 

 
______oOo______
 

Est-ce Delphes encore ? Athènes ? Corinthes ? Non, Nîmes.

Nîmes, Nîmes la romaine, que je découvris aussi belle, aussi noble, aussi protestante qu'Arles est belle. Aussi aussi belle, aussi noble, aussi catholique. À mes yeux, par dessus tout, Nîmes est la ville où Guizot est né et a grandi. J'ai été sidéré par la beauté de cette ville en y arrivant avec mes amis de Citroën (ils y étaient 200% insensibles) et je me suis dit que j'irais bien y... mourir.

 

 

 

Après les Grecs, les Romains. Car il y eut ensuite exploration de Nîmes-la-Belle. Dont on n'a pas fini de faire le tour, je peux vous le dire, jeune homme, en grand secret et même si vous goûtez peu l'art de la tauromachie...

 

 

 

 

 

" Homme libre, toujours..."

- OUI... ...CAR AI-JE PASSÉ DES SIÈCLES À REGARDER LA MER ? Et puis même l'eau change : la civilisation arrive, et la mer, c'est un truc on voit par la fenêtre.

Grèce, fin de siècle. Le XXème.
 
 

COMME QUI DIRAIT MARSEILLE SUR MER

La grande bleue, quoi....

 

 
 
 
 
 
 
 
- Les Chinois à Brest !
- Vous y êtes ?
- Oui, bord de mer.
- Dame... Et les Chinoises, on les oublie ?
- Jamais. C'est elles qui commandent.

 

 

 

 

ARQUIER, PUIS ARLES

ARLES. LA ville. TA ville. Nous y avons marché ensemble, un jour déjà lointain, sur tes propres traces effacées. Nous y déjeunâmes, au pied des remparts. La porte de la Camargue, la ville des corridas, des Romains et de la photo. Celle du boulevard des Lices, des pantalons de gardians, des tissus Louis XV et des hôtels particuliers provençaux d'avant la Révolution. Puis celle du chemin de fer et de la CGT, communiste. Mais surtout, la ville au bord du Rhône, où on a retrouvé une belle tête de Jules César ; la ville du cimetière des Alyscamps, que je visitai avec mon père, au début de l'été 1964.
 
LF Céline : Nos actes sont des pas sur la plage, la marée les efface "

La Grèce, il y a 2500 ans ; on y reviendra

 

Au commencement était la Grèce, et le temple d'Apollon à Delphes. - Magnifique. La Pythie y rendait d'obscures sentences, que même les hommes politiques de la dimension de Périclès se gardaient bien d'ignorer. C'est moi qui ai pris cette photo, en 1976. Elle a donc 40 ans, ce qui paraît énorme mais qui n'est rien par rapport au temps des civilisations. Les Grecs sculptaient comme ils pensaient : la nudité était réservée aux dieux, dont le pénis était systématiquement diminué ; mais pas les testicules. Quant aux femmes, elles n'avaient pas plus de sexe que de droits politiques. 

Cette vision du monde durera jusqu'à nos jours. Tu m'as savament démontré qu'elle était dépassée.
 
 
 

Chère Clara,

Notre voyage se déroule pour le mieux. Tels le sens exact des réponses de la Pythie, on n'ouvrirait son ABRICOT défendu que comme un simple paquet-cadeau magique. On aurait vite l’impression qu’il ne s’agit que d’une petite ligne refermée, serrée en bas d’un mont de Vénus épuré, plus ou moins velu. Des volets fermés, vus de l'extérieur. Mais, pour finir, dieux merci, il n’en est rien : dès que les cuisses s’écartent, cette anatomie superlative prend un relief énorme, frappant les esprits, fantasmagorique, tourmenté, vertigineux. Dès le départ le dit bel abricot juteux ne déçoit jamais. S’ouvre, baille, se déplie, se déforme dans tous les sens. Il s’effeuille de haut en bas, jusqu’à n'être plus qu’un trou presque rond, rose et nacré, charnu, plein d’un miel qu’on voit couler à l’œil nu. Flot que tu te plais à provoquer. Merveilleuses. 

 
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Est-ce Delphes encore ? Athènes ? Corinthes ? Non, Nîmes.

Nîmes, Nîmes la romaine, que je découvris aussi belle, aussi noble, aussi protestante qu'Arles est belle. Aussi aussi belle, aussi noble, aussi catholique. À mes yeux, par dessus tout, Nîmes est la ville où Guizot est né et a grandi. J'ai été sidéré par la beauté de cette ville en y arrivant avec mes amis de Citroën (ils y étaient 200% insensibles) et je me suis dit que j'irais bien y... mourir.

ARQUIER, PUIS ARLES

NON LOIN DE NÎMES, ARLES. 

LA ville. TA ville. Nous y avons marché ensemble, un jour déjà lointain, sur tes propres traces effacées. Nous y déjeunâmes, au pied des remparts. La porte de la Camargue, la ville des corridas, des Romains et de la photo. Celle du boulevard des Lices, des pantalons de gardians, des tissus Louis XV et des hôtels particuliers provençaux d'avant la Révolution. Puis celle du chemin de fer et de la CGT, communiste. Mais surtout, la ville au bord du Rhône, où on a retrouvé une belle tête de Jules César ; la ville du cimetière des Alyscamps, que je visitai avec mon père, au début de l'été 1964.

Après les Grecs, les Romains. Car il y eut ensuite exploration de Nîmes-la-Belle. Dont on n'a pas fini de faire le tour, je peux vous le dire, jeune homme, en grand secret et même si vous goûtez peu l'art de la tauromachie...

 

Chère Clara,

Je prends la plume pour vous mander que notre voyage se déroule pour le mieux. Tels le sens exact des réponses de la Pythie, on n'ouvrirait son ABRICOT défendu que comme un simple paquet-cadeau magique. On aurait vite l’impression qu’il ne s’agit que d’une petite ligne refermée, serrée en bas d’un mont de Vénus épuré, plus ou moins velu. Des volets fermés, vus de l'extérieur. Mais, pour finir, les dieux (de l'Olympe) merci, il n’en est rien : dès que les cuisses s’écartent, cette anatomie superlative prend un relief énorme, frappant les esprits, fantasmagorique, tourmenté, vertigineux. Dès le départ le bel abricot - juteux - ne déçoit jamais. S’ouvre, baille, se déplie, se déforme dans tous les sens. S’effeuille de haut en bas, jusqu’à n'être plus qu’un trou presque rond, rose et nacré, charnu, plein d’un miel qu’on voit couler à l’œil nu. Flot que tu te plais à provoquer, Clara. Merveilleuses coulées. 

DIALOGUES DE GENS D'ÉLITE  :

- Il y eut, Mon Seigneur, le Mont Olympe, celui des dieux. Puis le Mont Ida, celui des déesses, célébré par Offenbach. Il y a surtout le Mont de Vénus. Le seul qui restera, je vous le dit. Celui de Ruo-Meï en constitue un excellent exemple. Douceur même? Elle ne peut s'empêcher de le caresser. Meï, qui rimerait volontiers avec MIEL.

- Parles bas, Ruo est exemplaire. Mais pour le miel, MON AMI, c'est question de goût. Moi, c'est les dix mille fleurs parfumées. Point-barre. Mais Meï ne rime pas tout à fait.

Abricot : le typique GOODIE-GIRL.