INDIA, for-mi-dable

- Et tu sais, la vie n'est jamais si simple par chez nous, Paul. Alors, un dernier merveilleux SOURIRE avant bien des voyages en pays lointains, OUTRE-MER. Pour 

OUBLIER, Paul ! Pour ne plus se souvenir, dans bien des pays. Et d'où t'oubliras jamais de te rappeler à mon bon souvenir ?

Nous en étions à la pauvreté phénoménale : tout le monde n'a pas forcément de smartphone, c'est dire le niveau irracontable.
Paul avait du patrimoine : un vieux GSM à deux balles et puis sa carte de chauffeur de bus "destitued". Il ne bossait pas au puits-citerne et ne risquait pas trop de tomber dedeans.
Heureusement pour lui, je ne suis pas certain que l'employeur était très bien assuré, ni que ses ouvriers étaient très déclarés.
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

Pistaches, noix de cajou, blés grillés : on s'en fout, c'est pas grave, ça ira, m'dame.

 
Mais de l'autre côté de la cloison de là où on prend l'apéro, y a une Indienne dont la vie en dépend. C'est son chiffre (d'affaires), c'est sa vie. Elle n'est pas très riche, l'Indienne indoue puiqu'elle ne possède rien. Nous les pauvres, en France, on possède des trucs, genre résidence principale, auto, moto, TV et sept téléphones pour quatre. Elle, elle est encore moins riche, oui ça existe. 
Même si elle a un diamant dans le nez et une bague à chaque doigt, de pied. Même si elle porte le sari avec une allure de princesse. Même si elle est belle, même quand le soleil de tueur de son pays lui fait mal aux yeux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas la même pauvreté (vous vous croyez où ? Que moi, Français, je soye aussi pauvre qu'une de Calcutta ? ) mais les mêmes téléphones. Paul avait aussi le sien. C'était peut-être son seul bien en ce bas monde.