BARONNE KAREN BLIXEN DINESEN + Simone, Brigitte, + la Du Barry, Marissa Mayer, et même Camilla PB. Et les autres.

Nous sommes peu de choses, mais pas si peu que ça, because quand on se rend sur la tombe de Karen Christenze Dinesen - on est solitaire et glacé comme le grand parc de Verlaine. 

Rungstedlund : le vent du Nord est oublié et il ne reste que la Mer du Nord pour semer un peu de sel sur sa tombe. Quel plus bel endroit existe aujourd'hui en ce bas monde ? En novembre ? Les feuilles de chataîgner glissent sur sa dalle sans qu'on n'y puisse plus rien : Karen ne se réveillera pas. Malgré les films, et malgré Sidney Pollack, malgré tout le romantisme de son destin et de son coeur, malgré Streep, malgré Redford. Aucun voyageur perdu, aucun prince charmant ne peut plus lui proposer la botte ni écouter ses histoires, assis par terre sur un vieux tapis persan, un verre de scotch tiède et boueux à la main. Et juste avant, comme en préambule, il y avait eu sa blanche et vaste maison de famille, devenue musée, sanctuaire, où elle, la Baronne, est morte, retour d'Afrique, ruinée, nostalgique, saluée par les gentlemen Anglais enfoirés devenus les seigneurs de ce pays. Et humiliée : entretenue par sa famille. 

Et puis, à peine un peu plus loin, le port de plaisance, avec ses bateaux bâchés, hibernant, luxueux, sûrs d'eux, coques volontiers en teck. Uniques, tous ou presque plans d'architectes. Superbes boutiques, bonnets doudous, doudounnes à 900 $, bottes fourrées moutons d'Écosse, patchworks et tout et tout. Tessitures. Et puis la Mer du Nord, qui n'a rien de vague, qui attend un peu de vent pour lui faire respirer un peu l'air du large. Et dans sa tête, Karen Blixen, rêve. La Baronne elle est encore un peu perdue dans les collines des Ngong. Elle jette un coup d'oeil - toujours rapide - à la plus lointaine, celle où est enterré Dennis Finh Hatton.
 
J'ai beaucoup aimé ce port endormi, Clara, cette marina qui hibernait sous le ciel gris-fer dans l'hiver danois, et aussi face à tout l'oubli de la belle baronne. En novembre, on y trouvait encore quelques boutiques ouvertes, qui vous vendaient des cabans haut de gamme à de vieilles scandinaves snobinettes et pétées de thunes. C'étaient les doudounes à 900 €. Où trouvent-ils/elles cet argent, les Vikings ? Dans le TRAVAIL, Monsieur. Ou plutôt PAR le travail. Et par l'épargne. N'oubliez pas qu'elles sont souvent protestantes à la base, nos vieilles blondes d'aujourd'hui. Balades donc, silencieuses, parmi les rochers déserts. Les mains dans les poches : le gel ça va un peu, ça n'a qu'un temps. On finit par le connaître et s'en lasser. 
La mythique baronne Blixen dort sous la lame de pierre et les feuilles des chataîgners la recouvrent de leur oubli humide. Hiver après hiver. - Out of Africa.
...Hé, Andersen... Qu'en pense ta Petite Sirène ?
 
...Et toutes les filles qui lui ressemblaient tant que nos doigts de pianiste ne savaient plus où donner de la tête ?

 

 

Des femmes, de la noblesse véritable et de Karen Blixen. Baronne Karen, ou " La vieille Blixe"

Des méritantes et qui méritent être défendues. Par tous ceux qui ont des couilles. - À droite, qui est-ce ? C'est pas la baronne, tout de même ? - Bien sûur que non, mon ami. Mais c'est tout comme, non ? - L'éclairage est excellent. Il est à la fois subtil et direct, et découpe à merveille la PETITE FENTE.

Karen ? La baronne Dinesen ? Une femme de plus qui mérite d'être défendue, mon cher. Les armes à la main. Ça devrait vous plaire, vous le sentimental. Parce notre baronne à l'usine à café était des plus dessalées. Qu'elle a goûté à bien des fruits défendus, et elle s'est donnée à eux. YES. Mais c'est pas un peu trop facile de s'en prendre à une jolie femme quand on est irréprochable, l'ami ? Elles nous emmerdent, les irréprochables. Elles nous font suer. On murmure les gentlemen Anglais auraient fini par lui payer un coup à boire, à la baronne. A Nairobi. Je crois c'est plutôt les Américains. Un nommé Pollack. 
Et comment Karen eut pu s'en consoler, de ses frasques ? De ses échecs ? De ses défaites ? C'est en vivant tranquille. 
Dans l'honneur comme disait l'autre. C'est en se convainquant d'être un homme toute sa vie qu'elle ne s'est pas emmerdée à en mourir aux temps de sa splendeur. Emmerdée dans sa maison scandinave en vieux bois qui n'était même plus à elle. Voir mes photos. 
Alors, les gens pensent ce qu'ils veulent. Ils sont libres. Mais moi aussi. Et quand ils sont chez moi, sur mes terres, sous moi toit, à ma table : pas touche à Karen. Pas touche à Brigitte M. Ni à Camilla PB, que j'ai défendue jusqu'aux fins fonds de Versailles. Les femelles voulaient m'arracher les yeux. Pas touche à Simone Weil. Ni aux autres... Ni surtout aux putes. On est complices, mais il y a plus que ça. Je vous dirai pas quoi, vous comprendriez pas. Quoique...
 

On a toujours craché sur ces femmes parce qu'elles avaient vécu des histoires d'amour pas comme les autres. OK ?

Ou vu l'amour autrement... Elles transgressaient... faisaient des cocus. Alors, les bourgeois ont le droit de critiquer. Mais pas de lapider. Et on lapide beaucoup, dans notre pays. Et voilà. Et on est prêts. Et que foutent les féministes ? On pourrait bosser ensemble ? Mais non. Elles sont mal baisées, comme l'a fait remarquer Dolores O'Riordan. Elles s'occupent pas de ma baronne. Pas baisées du tout. Voilà pourquoi que je défends Karen Blixen comme les autres femmes libres. C'est un peu plus facile, un peu plus naturel de se regarder dans la glace ensuite. Je les comprends, ces femmes +++, je les admire. Je les aime. Elles sont belles. 
 

- Et votre GOODIE-GIRL ? 

- Respect, Messieurs.

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Retour de chasse ? Break de chasse ? Safari Higthlands ou  Kenya ? Jolis mâles. Surtout le chien. J'en suis : c'est pas moi le gars de dos ?
J'aime d'un amour lourd cette Américaine un peu bestiale qui a tout compris et qui se tape un vieux coup de champ'. Merci à Eliott Erwitt. Le plus grand des photographes vivants est aussi le plus vieux.

 

- Supérieure, merveilleuse, courageuse, éthérée...

- Exotique, mon ami ! vous l'avez oublié, celui-là !

...Oui, mais les filles du Nord ne sont-elles pas toujours les plus belles ? À la plage...

- Généreuses, agicheuses, rouleuses. Comment dites-vous ? Sommet d'érotisme ? Un de plus, mon garçon. Un de plus... C'est une vraie fille, hein ? Des seins comme ça. Des cuisses comme ça. Un con comme ça. Une fente superbe, charnue, pleine, ouverte. Ses petites lèvres avachies semblent au repos. C'est si bon à faire glisser entre pouce et index. Impudeur absolue. Ça c'est de la femme, mon ami, ou j'y connais rien.